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Les villages perchés : un héritage médiéval

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Si les gallo-romains avaient établi leurs habitats dans les plaines, au bord des voies de navigation et de liaison, au Moyen-Age bien souvent, les village sont grimpés sur les collines, serrés sur ou près d'une motte castrale et bien entendu, une église.

Cet article est le résultat d'une exposition qui s'est tenue à Livron, exemple drômois de village perché qui de nos jours s'étale le long du Rhône et de la fameuse Nationale 7, même si elle a parfois perdu cette appellation. (*)

Livron, le village bas, le long de la RN7 et une partie du village haut


 Ce type d’habitat a correspondu au Moyen-Age à un nouveau mode de vie, hérité peut-être des Gaulois, voire de la période préhistorique, plus que de celui des Romains. Qu'ils soient défensifs, ou dus à la nécessité de se regrouper autour de ressources moindres, ils peuvent aussi être plus ostentatoires lorsque le seigneur désirait que son palais se voit de loin, ainsi celui  des Adhémar à Montélimar,



les fortifications n'existaient pas à l'origine et la demeure romane était dominée par une terrasse ouvragée, aujourd'hui transformée en loggia vitrée. Il reste à savoir s'il reste un exemple unique, ou s'il n'est le seul su XIIe siècle qui nous soit parvenu parce qu'il était construit en pierre et non en bois. Mes connaissances ne me permettent pas de répondre à cette question. La chapelle voisine, plus ancienne, était paroissiale.


Je ne dresserai pas ici une liste des villages perchés de la Drôme et de l'Ardèche, je ne prendrai que deux exemples, à partir de photographies que j'avais prises.

Le premier, dans la Drôme du sud,  la Garde Adhémar,  est bien connu, il domine la vallée du Rhône sur un éperon,


j'ai pris cette photographie depuis le TER, pour le contraste avec la ferme en premier plan

c'était bien là le caractère premier des "Gardes" ces villages sentinelles. Il possède une très belle église romane.


Le second exemple, moins connu, est situé dans l'Ardèche entre Vernoux et Alboussière, il s'agit de Boffres, 


qui a conservé une tour du château juste à côté de l'église.


Si ces deux exemples sont représentatifs, ce n'est pas toujours le cas. L'église a pu traverser les ans,  la motte castrale peut avoir disparu sous la végétation, perdu sa maison forte, et les remparts, à plus forte raison, ne sont le plus souvent que présents dans le tracé des rues.

Les villages perchés sont pour nous des témoins et précieux à ce titre, tout autant que pour leur pittoresque.


(*) Très documentée, cette exposition, en juin 2017, mise en œuvre par Patrick Berger revenait sur l'histoire, les caractéristiques des villages perchés de Drôme et d'Ardèche, souvent moins connus que leurs voisins de PACA, mais tout aussi intéressants.

Les critères qui définissent un village perché ne sont pas toujours la hauteur, je reproduis ici des panneaux de l'exposition :




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