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Les chants de lutte et de victoire des sardinières de Douarnenez

  • fardoise07
  • 28 juil. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 19 mars


Les conditions de travail insoutenables, des salaires de misère conduisent  les "Penn Sardin", ces ouvrières de l'industrie des sardines de Douanenez, à la révolte, en 1905 tout d'abord,

"Un conflit oppose les usiniers-fabricants de conserves et les ouvrières, presque exclusivement des femmes (les hommes sont souvent marins). Elles peuvent travailler jusqu'à 18h par jour et sont payées à la pièce, elles revendiquent d'être payées à l'heure. La grève commence à Douarnenez mais rapidement, les ouvrières des autres villes de la côte cessent le travail. 1 500 femmes adhèrent au Syndicat des sardinières dont la présidente est Angelina Gonidec. Un référendum est organisé où les ouvrières se prononcent pour le salaire à l'heure à 944 contre 21. Elles gagnent ainsi leur lutte."

 

Malgré de nouvelles lois limitant le travail horaire, elles travaillent toujours 10 heures par jour, et de nuit aussi, même si c'est illégal.  En novembre 1924 elles se mettent en grève pour réclamer une augmentation de 20 centimes par heure,


La grève des sardinières Wikipedia 

Cette grève trouve un écho auprès des édiles de la ville,   Douarnenez était en effet la première ville  communiste de France ; et elle va durer plusieurs mois dans la région. 

Cette grande grève, victorieuse, est un tournant important dans l'histoire des luttes pour les droits des femmes.

  Mais pas seulement, en 2021, une chanson leur rend hommage :

« Ecoutez l’bruit d’leurs sabots »

Cette chanson, écrite par Claude Michel sur une musique de Jean-Pierre Dovilliers, met à l'honneur les "Penn Sardin". Elle raconte la célèbre grève des sardinières de l'usine Carnaud en 1924 à Douarnenez, devenue un symbole de la prise d'autonomie et de l'engagement des femmes, et de l'histoire du Finistère.

 

«Penn Sardin» version de madame Claude Michel (grève des Sardinières, Douarnenez 1924) english subtitle

 

Car le chant fait partie intégrante de leur lutte, et de leur quotidien de travail, si difficile, que chanter leur permettait de tenir,

Le chant des sardinières :

La chronique d'Aliette de Laleu sur France Musique 

 

Ces vidéos présentent aussi des photographies intéressantes et variées.

 

Difficile pour nous, au XXIe siècle d'imaginer ces conditions de travail aux limites de l’inhumain... Et pourtant elles existent encore, mais dans des pays lointains qui fournissent les objets de notre quotidien.

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