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De la calligraphie à la typographie

fardoise07

Dernière mise à jour : 25 mars

Le typographe Philippe Apeloig a exposé, en 2014, trente ans de création à Paris, au Musée des Arts Décoratifs, sous le titre "Typorama" :


c'est aussi le titre de l'ouvrage édité à la suite de cette exposition. J'ai entendu parler de cette exposition à France Inter, à l'époque, dans l'émission de Sonia Devilliers « Le Grand Bain ». A entendre Philippe Apeloig parler de ses compositions, de sa manière de jouer avec les lettres et les lettres seules, j'ai voulu aller voir sur son site :

tant le travail du graphiste typographe est proche de celui du calligraphe, lorsqu'il s'agit de composer avec les lettres. Dans les deux cas il s'agit de dessin, et lorsqu'on utilise l'ordinateur on parle d'infographie. J'ai un peu dévié vers les origines de la typographie. 

Si on fait un petit retour, c'est bien de la calligraphie que sont nés les caractères d'imprimerie, et plus exactement de la gothique textura



Bible de Malmesbury, calligraphiée en Belgique par Gerard Brils en 1407 – Wikipedia


C'est ce caractère, développé par Poggio Bracciolini, dit le Pogge, humaniste, grand découvreur de manuscrits antiques et qui possédait une belle écriture, qui sera utilisé par Gutenberg pour imprimer la Bible. (*)

Depuis, la recherche sur la forme des lettres elles-mêmes n'a cessé d'évoluer tant en calligraphie, qu'en graphisme et en typographie, en parallèle ou en se croisant. L'un des caractères préférés de Philippe Apeloig est le « Garamond », du nom du graveur Claude Garamont (vers 1480-1561), le plus « parfait » :« Le Garamond, du fait de sa perfection, du fait que tout a été tellement bien étudié, est difficile à transgresser. »

























Au point qu'un site lui est consacré par le Ministère de la Culture :


Ce n'est pourtant pas, et de loin, une police largement utilisée en informatique, à savoir pourquoi, je n 'ai pas la réponse.



sur Wikipedia, en exergue décorticage d'une lettre :




Pour en revenir au travail de Philippe Apeloig, voir la présentation de l'exposition :

« Nourri des courants du modernisme qui associent art et design (le Constructivisme, le Bauhaus, De Stijl), Philippe Apeloig puise son inspiration dans la passion qu’il cultive pour la peinture, les arts du spectacle et la littérature. Il travaille essentiellement pour de grandes institutions culturelles (le musée d’Orsay, le musée du Louvre, le théâtre du Châtelet ou la direction des musées de France), des éditeurs (éditions de La Martinière, Robert Laffont, Phaidon Press), des galeries d’art dont la Galerie Gagosian et la Galerie Achim Moeller, mais aussi pour des grandes marques (Puiforcat et Hermès). Philippe Apeloig rassemble ici plus de 150 affiches, logotypes, typographies, livres et identités visuelles, ainsi que de nombreuses études préparatoires. »

 Un exemple de son travail :


pour le Musée de la Renaissance, qui illustre comment on peut travailler sur les lettres en relation avec un thème précis. La créativité n'a pas de limites et rien n'est jamais figé.


(*) recherches de Stephen Greenblatt, et lire notamment « Quattrocento » Flammarion, 2013 ICI

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